Selon une étude de la Licra, le communautarisme n’est pas à la mode en France

LICRA
© FRANK PERRY / AFP | Manifestation à Nantes

Selon un sondage OpinionWay pour la Licra publié ce mercredi. Une minorité de Français, un sur cinq, a le sentiment d'appartenir à une "communauté spécifique" du fait de ses origines ou de sa religion, parmi lesquels beaucoup citent la France ou le catholicisme.

La1ère.fr avec AFP Publié le , mis à jour le

La France et le catholicisme en tête des communautés les plus cités par les Français, tel est le résultat d’un sondage réalisé par Opinion way à la demande de la LICRA. Parmi les 17% de personnes citant leur appartenance à une "communauté d’origine", 20 % se définit se définit comme "Français" et 12% "Français de souche, vrai Français, Français d'origine...", d'autres citent les Antilles et les DOM (3%), la Bretagne (3%), l'Europe (4%), l'Afrique (3%). Quant à ceux qui invoquent une appartenance religieuse, ils sont 13% des 1006 personnes interrogées soit 138 personnes. Les trois-quarts se disent catholiques, 9% musulmans, 5% protestants et 2% juifs.
 

Soulagement pour la LICRA

Mais surtout, "l'immense majorité des Français (83%) n'affiche aucune appartenance communautaire du fait de ses origines", souligne la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra). Un soulagement pour la ligue qui va consacrer ses universités annuelles, de vendredi à dimanche au Havre, à la lutte contre le communautarisme avec comme invités l’ancien ministre Jacques Toubon et le philosophe Bernard-Henri Levy.
 

Plébiscite pour les valeurs républicaines

Toujours selon ce sondage, les Français, quelles que soient leurs origines, "plébiscitent à plus de 90% les valeurs républicaines, y compris la laïcité", se réjouit cette association. Parallèlement, 77% des sondés jugent que les replis communautaires sont un danger pour la société. La majorité juge qu'ils sont liés aux conflits internationaux (67%), à la crise (62%), au besoin de valeurs, de racines (61%) et aux discriminations (58%).
 

Les minorités, "pas traités de la même manière"

Près de trois quarts des sondés (72%) estiment par ailleurs que la France ne traite pas toutes les minorités de la même manière mais aucune minorité n'apparaît unanimement comme privilégiée. "A quelle minorité accorde-t-on le plus d'importance?", a demandé Opinionway aux sondés qui évoquaient une différence de traitement : 15% ont cité les étrangers ou immigrés, 13% les Juifs, 13% les musulmans, 5% les Roms, 4% les homosexuels, 4% les chômeurs, etc.Le sondage a été réalisé les 8 et 9 octobre sur la base d'un échantillon représentatif de 1.006 personnes interrogées en ligne.