La Coupe du monde du Brésil, mais aussi de toute l'Amérique du Sud !

Supporters chiliens avec drapeau
© Nicolas Ransom

Pendant toute la Coupe du monde, nous suivons les traces de Nicolas Ransom, journaliste français installé au Brésil. Aujourd'hui, il a rencontré à Rio une famille venue du Chili en camping-car pour suivre son équipe nationale à la Coupe du monde. Et les Ayala sont loin d'être les seuls !

Nicolas Ransom / la1ere.fr Publié le , mis à jour le

Depuis le début de la Coupe du monde, ils ont fait trembler les filets... Ils ont détruit une salle de presse... Ils ont envahi le Brésil...

Les Chiliens sont là. En force. Un vrai débarquement, par les airs et par les routes. Ils seraient au moins 40 000 à avoir fait le déplacement pour supporter leur "Roja".

Le camp de base : Copacabana. Sur l'avenue qui longe la mythique plage : des centaines de camping-cars. La famille Ayala, elle, a élu domicile sur une station-service, juste en face du grand "shopping-center" de la FIFA.

camping car station service Rio
© Nicolas Ransom


Ils sont venus à huit. D'Iquique, à la frontière chilo-péruvienne. Juan-Carlos et Ximena, leurs trois enfants, deux cousins ainsi que le papy, Sergio, vivent tous dans le même camping-car.

Dans le camping car
© Nicolas Ransom

 

Un périple de 12 000 kilomètres

Chili, Bolivie, Brésil, Paraguay, Argentine... Un périple d'un mois et 12 000 kilomètres avec en prime : la traversée des Andes. À l'aller comme au retour.

Carte dans le camping car
© Nicolas Ransom


Une "aventura total" pour vivre un rêve. Qui a un prix. Les Ayala ont dû se priver pendant trois ans pour acheter leur maxi camping-car et économiser les 5 000 euros nécessaires au voyage. Une fortune pour cette famille de mineurs.

"
On travaille à la mine de cuivre de Collahuasi depuis plusieurs générations", explique fièrement Sergio, du haut de ses 66 ans.

Intérieur du camping car
© Nicolas Ransom

 

Pas encore trois ans et déjà le foot dans la peau

La Coupe du Monde, ils la vivent à 90 % dans leur maison roulante. "On a réussi à avoir des billets pour le premier match, Chili-Australie, mais depuis, on reste ici à Rio. Copacabana, c'est parfait. On regarde les matchs sur l'écran géant installé sur la plage... Et les enfants peuvent facilement aller se baigner !"

Le petit dernier, Oliveiro, n'a pas encore trois ans mais déjà le foot dans la peau, au point de vouloir dormir avec le maillot d'Edu Vargas, le buteur vedette de l'équipe chilienne.

Gamin qui dort camping car
© Nicolas Ransom

 

"Certainement la dernière"

Assis au milieu des vêtements, des casseroles et des cartes routières, Sergio profite de l'instant. «J'ai vécu la Coupe du Monde de 1962 au Chili, avec la troisième place de la Roja et la victoire du Brésil de Pelé. Là, c'est la deuxième... Et certainement la dernière..."

Papy camping car
© Nicolas Ransom


Un personnage, ce Sergio. Qui n'hésite pas à nous mimer, aérosol à la main, le moment où, sur la route, il a dû prendre de l'oxygène pour réussir à passer les sommets à la frontière bolivienne, à près de 5 000 mètres d'altitude.
 

Camping car  masque à oxygène
© Nicolas Ransom


Dans quelques jours, les Ayala vont reprendre leur route. Toujours pleine de découvertes et de rencontres. "Le Brésil accueille la Coupe du monde, mais c'est NOTRE Coupe du Monde. C'est la Coupe du monde de toute l'Amérique du Sud !"

Extérieur camping car
© Nicolas Ransom