Salon du tourisme IFTM Top Resa : Mondial de foot et JO au Brésil, la Guyane mise aussi sur le sport

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© philippe triay/france télévisions | Le stand du Comité du tourisme de la Guyane au Salon international du tourisme IFTM Top Resa, le 26 septembre 2013 à Paris

La Guyane souhaite profiter de l’installation de sa « Base avancée » à l’occasion de la Coupe du monde de football et des jeux Olympiques au Brésil pour accroître sa visibilité et sa fréquentation touristique. 

Philippe Triay
Publié le , mis à jour le

Comme chaque année, la Guyane s’active au Salon international du tourisme IFTM Top Resa à Paris, et tente de booster sa visibilité. Pas facile au milieu des « majors » traditionnels incarnés par des îles paradisiaques.
 
Actuellement, le territoire accueille environ 110.000 touristes annuels, dont 16 % de tourisme d’agrément. « Pour le moment c’est encore le tourisme d’affaire qui prime », note Sylvie Désert, présidente du Comité du tourisme de la Guyane (CTG). « On constate cependant que les voyages d’affaires pour le spatial se transforment en volets touristiques. Les gens ont tendance à rester un peu plus longtemps. C’est une évolution positive pour nous ».
 

« L’écotourisme commence à primer »

Biodiversité, environnement, richesses culturelles, centre technologique, les atouts de la Guyane sont connus. Par ailleurs, souligne Sylvie Désert, « nous sommes à un tournant important puisque le balnéaire n’est plus trop à la mode. L’écotourisme commence à primer. C’est une nouvelle chance à saisir ».
 
Au niveau des infrastructures d’hébergement, il y a eu des créations de chambres d’hôtels et des rénovations sur le littoral, et une restructuration de tout ce qui est meublé sur le territoire. « On peut dorénavant recevoir des petits groupes de 15 ou 20 personnes sur un même site, ce qui n’était souvent pas possible avant », affirme la présidente du CTG.  
 
A brève échéance, le CTG compte sur deux gros événements internationaux pour dynamiser le tourisme guyanais : la Coupe du monde de football et les jeux Olympiques, qui se dérouleront tous deux chez le voisin brésilien respectivement en 2014 et 2016.

Base avancée

« Nous avons un programme qui s’appelle Base avancée, sur lequel la Région Guyane a mis beaucoup d’espoir et d’argent », explique Sylvie Désert. « De nombreux équipements sportifs de grande qualité ont été réalisés pour que les athlètes de tous pays puissent s’entraîner chez nous, puisque nous avons le même climat qu’au Brésil ».
 
Ces équipements comprennent notamment une piscine et une piste olympiques aux normes internationales, respectivement à Cayenne et Rémire-Montjoly, une autre piscine à Mana, un centre d’arts martiaux à Matoury, et d’autres équipements complémentaires répartis dans les communes. 
 
Dans cette perspective, un Groupement d’intérêt public (GIP) a été créé, en charge d’aller chercher des clients. Ses représentants sont déjà allés au JO de Londres en 2012, aux championnats du monde de judo à Rio ainsi qu’aux jeux de la francophonie de Nice. Ils attendent également de savoir quelles équipes seront définitivement qualifiées pour le Mondial de football pour aller les démarcher. Elles seront connues le 6 décembre.
 

« Lobbying »

« Au niveau du lobbying nous pensons beaucoup au continent africain ainsi qu’aux pays d’Europe de l’Est », souligne Alex Bathilde, le directeur du CTG. « Le seul point faible du projet c’est la desserte aérienne entre la Guyane et le Brésil, car nous avons seulement deux vols par semaine avec Surinam Airways ».
 
Dans le cadre du projet de Base avancée, une quinzaine de directeurs techniques nationaux (DTN) et de présidents de fédérations sportives françaises sont venus en Guyane. « Pour les Jeux on vise une quinzaine de sports. Tous les sports de salle et les sports de combat en particulier, ceux de plein air comme le foot et le rugby qui sera une discipline olympique à Rio, la natation et l’aviron. Les équipements sont là et ont été optimisés. Pour cela une enveloppe de 35 millions d’euros a été réunie avec la participation de l’Etat, l’Europe, la Région, le Centre national d’études spatiales, le département et les communes », précise Alex Bathilde.
 
A noter que le Schéma régional du développement touristique et des loisirs de Guyane devrait être validé par la Région Guyane à la fin du mois d’octobre. Ce document cadre, élaboré par les collectivités, les communes et les professionnels, définit les grandes orientations et les préconisations du tourisme guyanais à l’horizon 2020. Il prévoit un budget de quelques 75 millions d’euros.
 


Ecotourisme : Thierry Beltan, un Martiniquais amoureux de la Guyane

 
Fondateur et dirigeant d’Oyapock Evasion, Thierry Beltan est originaire de la Martinique mais il est tombé - littéralement - amoureux de la Guyane, dont il  célèbre à l’occasion la beauté dans des poèmes. Depuis 1998, ce guide et tour opérateur basé à Saint-Georges de l’Oyapock fait partager aux touristes sa passion de l’Est guyanais et de l’environnement amazonien.
 

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© Philippe Triay/France Télévisions | Thierry Beltan sur le stand du Comité du tourisme de la Guyane, le 26 septembre 2013


Sa société propose aussi des transports fluviaux sur l'Oyapock. Un service indispensable pour les habitants des deux côtés du fleuve, pour aller d’un bord à l’autre, la desserte des écoles, faire son marché, se rendre dans les administrations etc.
 
Aussi à l’aise en brésilien qu'en français ou en créole, Thierry Beltan a élaboré de nombreux circuits sur l’Oyapock et au Brésil. Excursions, randonnées sur le fleuve, en montagne ou en forêt, produits combinés vers Oiapoque, Macapa et Belém au Brésil, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Thierry Beltan est également une mine d’informations sur l’histoire et la culture de cette région d’Amazonie.
 
Et ce Martiniquais n’a pas oublié ses compatriotes, pour lesquels il a prévu trois types de séjours combinés en groupe au départ de Fort-de-France vers la Guyane et le Brésil. Au fait, saviez-vous que « la commune brésilienne d’Oiapoque (en face de Saint-Georges) fut créée en 1906 par des originaires des Antilles et garda le nom de Martinique jusqu’en 1952 » ? Merci Thierry !
 
Plus d’infos : oyapock-evasion.com