Gaston Flosse largement en tête du premier tour des éléctions territoriales en Polynésie

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© Polynésie 1ère

Le phénix est en train de renaître de ses cendres. Malgré ses déboires judiciaires, Gaston Flosse a réussi son pari en sortant largement en tête du 1er tour de ces élections territoriales avec 40% des suffrages, loin devant Oscar Temaru, 24%. Second tour le 5 mai avec une triangulaire.

 

David Ponchelet
Publié le , mis à jour le

Le Tahoeraa, le parti de Gaston Flosse est le grand triomphateur de ce premier tour en atteignant les 40,1% des suffrages. Il devance largement ses adversaires. Derrière la liste Flosse, le deuxième est Oscar Temaru, le président sortant, qui enregistre une vraie contre-performance avec 24%.
Teva Rohfritsch est troisième avec 19,9% des voix. Celui qui souhaitait incarner la 3ème voie entre les deux vieux lions de la politique du fenua a réussi son pari.
Ces résultats du 1er tour ne surprennent pas le politologue de l'université de Polynésie Semir Al Wardi. Selon lui, le recul d'Oscar Temaru et la montée de Gaston Flosse s'expliquent en partie en raison de la situation économique compliquée du territoire: un taux de chômage qui approche les 30% et 20% de la population qui vit sous le seuil de pauvreté.
Semir Al Wardi, interviewé par Polynésie 1ère

Semir Al Wardi / analyse résultat

Le pari réussi du vieux lion

Après la débâcle de son parti en 2008 et malgré ses multiples déboires judiciaires et ses 81 ans, Gaston Flosse est en tout cas l'indéniable vainqueur de ce premier tour. Semir Al Wardi n'est pas vraiment étonné du choix des Polynésiens, malgré les ennuis judiciaires de Gaston Flosse.

Semir Al Wardi / retour flosse

Triangulaire au second tour

Le second tour qui aura lieu le 5 mai prochain verra donc une triangulaire entre les trois listes arrivées en tête du premier tour. Gaston Flosse part favori au regard des résultats. Mais la politique polynésienne est suffisamment complexe pour ne pas s'aventurer dans des pronostics aléatoires. Cette  élection doit permettre d'élire 57 représentants à l'Assemblée de la Polynésie française, qui éliront eux-mêmes le président de cette collectivité très autonome du Pacifique sud.