01-11-17 Le nickel "électrique" s'envole et relance les usines calédoniennes

Alain Jeannin
Publié le

Le prix du nickel atteint des sommets à la Bourse des métaux de Londres (LME). les 3 usines Calédoniennes et les producteurs miniers du Territoire respirent, pour la première fois depuis décembre 2015. Fin de la crise ?

Il aura suffit d'une note d'analyse du négociant Suisse Trafigura indiquant une probable pénurie de nickel dès 2018 pour que les cours du métal gagnent près de 10% en quelques heures à la Bourse des métaux de Londres. Selon Trafigura mais aussi Glencore, la demande en nickel et cobalt pour les batteries des véhicules électriques va exploser dans les prochaines années. De son côté, un autre négociant du nickel, Marex Spectron prévoit une hausse de 50% de la demande de nickel en Asie l'année prochaine.

Ce matin à Londres, le nickel vaut 12.842 dollars (+3,42%) ce qui représente un gain de près de 800 dollars par tonne de métal en 24 heures. C'est une excellente nouvelle pour les trois usines Calédoniennes et les producteurs Eramet, Glencore et Vale.

L'envolée des cours des matières premières et du nickel offre une véritable bouffée d'oxygène aux usines et aux mines du Territoire. L'exemple de Vale est particulièrement intéressant. Le coût de production de l'usine VNC est désormais bien en dessous du cours du nickel à Londres, et Vale Nouvelle-Calédonie produit le nickel "électrique" à l'origine de la flambée des prix.

Attention, prévient toutefois Lambert Commodities, pour l'investisseur londonien "la vague spéculative sur le métal annonce vraisemblablement un réveil durable des cours du nickel" à condition que  l'Indonésie et les Philippines n'en profitent pas pour augmenter fortement leur production de minerai.