Octobre rose, le dépistage est le meilleur moyen de prévenir du cancer du sein

octobre rose
© Wallis et Futuna 1ère.

Octobre rose, est consacré au dépistage du cancer du sein. Sur le Territoire, l’agence de santé a décidé de parler de l’ensemble des cancers qui touchent la femme. Sur le territoire difficile de briser les tabous. Un frein sérieux au dépistage précoce.

Ana Vakalepu Publié le , mis à jour le

La prévention du cancer du sein a commencé au dispensaire de Hahake. Entre ses consultations et les deux heures de projection du film sur le cancer du sein le médecin généraliste en profite pour expliquer le cancer du sein aux patients en attente.

Telesia est venue consulter :« Je suis venue faire un dépistage les années passées de peur d’avoir le cancer du sein à mon insu mais les médecins m’ont rassuré, je ne l’ai pas. Cela dit, quelque chose m’interpelle après la projection de ce matin, ce cancer existe aussi chez les hommes, c’est très rare mais quand-même… Je voudrais tant que nos populations prennent conscience de cette réalité et osent se faire dépister car apparemment la maladie peut être évitée si elle est dépistée à temps».

Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme, il entraîne également le plus de mortalité, avec des facteurs de risques hormonaux, génétiques, environnementaux en l’occurrence une mauvaise hygiène de vie. Cette mauvaise hygiène de vie favorise des maladies chroniques déjà répandues sur le Territoire comme l’obésité ou le diabète. Des informations mal perçues par nos populations, un manque de prise de conscience selon le médecin.

Daniel Houillon médecin généraliste
© Wallis et Futuna 1ère | Daniel Houillon médecin généraliste

Le docteur Daniel Houillon : « On a du mal à sensibiliser les gens sur les problèmes de santé et notamment la prévention en ce qui concerne le cancer du sein, le dépistage précoce qui permet de diagnostiquer rapidement la maladie alors que quand elle est diagnostiquée trop tard. On doit mettre en place un traitement médical avec beaucoup de moins de chances de guérison ».

La mammographie se déroule  dans cette salle avec la manipulatrice en électro-radiologie médicale. Après avoir récolté des données personnelles auprès de la patiente, elle procède aux radios. Un examen qui dure un quart d’heure.

Sophie Bertrand est manipulatrice en radiographie : « une mammographie consiste à faire 4 images : on fait  deux radios par sein, deux faces à droite à gauche … »
manipulatrice en radiologie
© Wallis et Futuna 1ère. | Sophie Bertrand - Manipulatrice en radiologie à l'hôpital de SIA

Les données et toutes les images récoltées en mammographie arrivent dans cette salle d’interprétation. Pour cette radiologue, le dépistage du cancer du sein après 50 ans avec un médecin est certes important, elle conseille plutôt aux femmes l’auto-palpation pour commencer.

Dolores Nogue docteur en radiologie
© Wallis et Futuna 1ère. | Dolores Nogue docteur en radiologie

Dolorès NOGUE est docteur en radiologue :« La majorité des femmes viennent déjà avec un problème, voilà pourquoi il est très important de se faire dépister, puis avoir un examen clinique par un médecin ».

Pour l’heure, l’agence de santé n’a pas encore de chiffres exacts pour le nombre de personnes atteintes du cancer du sein sur le Territoire. Concernant les cancers en général, 30 à 45 cas sont diagnostiqués tous les ans sur le territoire.

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