Les territoires d'Outre-mer "oubliés de la République" selon Jean-Marc Mormeck

Invité du Jour de Matin1ere Jean-Marc MORMECK
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Pour le délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'outre-mer, certains territoires ultramarins sont négligés. Il veut également aider les jeunes d'Outre-mer et de banlieue qui doivent vivre au quotidien avec le racisme, des problèmes d'adaptation…

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L'ancien boxeur Jean-Marc Mormeck regrette dans une interview au Parisien, que les Outre-mer soient les "oubliés de la République", des territoires "négligés" où la vie est trop chère. Le délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'outre-mer depuis mars 2016 souhaite également que son portefeuille soit étendu aux jeunes de banlieue, qui ont des difficultés "assez proches" de celles rencontrées par les jeunes ultramarins.


Racisme, inégalités, à l'emploi, problèmes d'adaptation

Les jeunes issus des Outre-mer "n'ont pas de réseau, ne connaissent personne", explique-t-il. Beaucoup ont aussi "du mal à obtenir un logement notamment parce que leur banque se trouve hors de la métropole. Ils sont quasiment considérés comme étrangers alors qu'ils sont Français", souligne-t-il, et "il y a aussi ceux qui subissent le racisme".

"Ce sont des difficultés finalement assez proches de celles rencontrées par les jeunes de banlieue, raison pour laquelle je pense qu'il faudrait élargir ce portefeuille", explique Jean-Marc Mormeck.


Dispositif "Egalité, emploi"

"Ils ont souvent les mêmes problèmes d'adaptation au monde du travail", explique l'ancien boxeur qui a mis en place en novembre un dispositif baptisé "Egalité emploi" pour aider les jeunes originaires des Outre-mer ou des quartiers en difficulté à bénéficier d'un "réseau" pour trouver un stage ou un contrat de qualification
dans certaines grandes entreprises partenaires.

Le délégué interministériel demande "plus de moyens" pour sa mission, qui ne dispose "que de 100.000 euros" par an. "Il faut faire de cette délégation un véritable outil d'insertion", insiste-il, estimant que dans les banlieues, "il faut tout revoir, sinon ça va exploser".