Le procès en appel de Patrice Nirlo, devant la cour d’assises de La Réunion, n’a rien apporté de nouveau. Un an après le constat reste le même, l’ex-caporal-chef a mis le feu pour satisfaire son ego et devenir le soldat du feu héroïque qu’il rêvait d’être.
Ces trois journées d’audience n’ont pas permis de constater une prise de conscience chez l’accusé. Certes, il a pleuré en voyant les reportages et les images des incendies, mais ces larmes sont-elles dues aux conséquences de ses actes ou liées à sa situation actuelle ?
 
Les faits plus forts que les arguments de la défense
 
L’avocat général a répondu en soulignant le profil inquiétant du prévenu et le risque de récidive, avant de demander la confirmation de la peine prononcée un an plus tôt.
La défense, comme annoncé, a tenté de minimiser les faits en soulignant que dans des affaires « similaires » selon elle, les accusés étaient jugés par le tribunal correctionnel. Le bâtonnier Georges-André Hoarau a tenté d’expliquer que cette catastrophe écologique aurait été moindre si un Dash 8 était stationné en permanence dans l’île.
Des arguments qui n’ont manifestement pas convaincu les jurés…