Jean-Paul Virapoullé, maire de Saint-André, comparait ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour détournements de fonds publics dans le cadre de l'affaire de l'Amicale du personnel de la commune.
Depuis 2008, l'opposition saint-Andréenne dénonce des prélèvements injustifiés dans les caisses de cette association communale. Les opposants affirment que Jean-Paul Virapoullé, maire et sénateur, s'est servi dans les caisses de l'Amicale pour effectuer des prêts sans intérêt à deux proches de l'élu. En 2015, la chambre régionale des comptes avait d'ailleurs confirmé les suspicions de l'opposition en condamnant Jean-Paul Virapoullé à rembourser les sommes prélevées. Une condamnation contre laquelle l'élu avait fait appel...

Que reste-t-il de cette affaire en 2017 ?

Comme très souvent dans les affaires politico-financières, l'eau coule sous les ponts entre le moment où une plainte est déposée et le passage devant le tribunal correctionnel. Comment est-il possible de requérir des peines en rapport avec la nature des faits, quand les faits reprochés datent de 2004 à 2007, soit dix ans voire plus ?
La réponse est apportée par le procureur de la République de Saint-Denis qui a requis 2 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d'amende contre Jean-Paul Virapoullé nous apprend le site Clicanoo. Le procureur a pour suivi en demandant à l'encontre de Noëlle Dugain, une peine de prison avec sursis et une interdiction de travailler dans le domaine social pendant 5 ans et Abel Seychelles 2 mois avec sursis. La décision a été mise en délibéré. 

En images avec Anabelle Boyer et Francis Bourgouin.
Justice : le détournement de fonds publics à Saint-André