Le surfeur professionnel de la Réunion, qui vit une partie de l'année sur la côte sud des Landes, a également été condamné à verser 1.000 euros d'indemnités à l'association de protection des océans.

Polémique sur l'abattage des requins

En février, après une nouvelle attaque mortelle de requins, Jérémy Florès avait rendu hommage au jeune bodyboarder décédé, sur son compte Instagram. Un commentaire relayé par l'icône du surf aux 11 titres mondiaux, Kelly Slater, qui avait ajouté qu'il fallait désormais "réaliser de sérieuses captures" de requins sur l'île, comme prôné depuis longtemps par le surfeur français.

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"Il doit y avoir de sérieuses captures à La Réunion et cela doit se faire tous les jours. Il y a un déséquilibre évident dans l'océan. Si les plages du monde entier subissait le même taux d'attaque, plus personne n'utiliserait les plages et des millions de personnes pourraient mourir comme ça".
(Le surfeur américain Kelly Slater, le 22 février 2017)


Mais peu après, le champion américain s'était ravisé dans un courrier adressé à Paul Watson, dans lequel il estimait que "tuer quoi que ce soit dans l'espoir d'une solution n'était pas en ligne avec (s)a philosophie de vie".

La réponse de Paul Watson

Dans un long éditorial intitulé "Kelly Slater n'est pas un ennemi des requins", M. Watson avait écrit que "la cause de ces attaques fréquentes est la pêche elle-même, donc Florès et le gouvernement français sont complices des circonstances qui ont vu 20 attaques depuis 2011 dont 8 mortelles". Cette phrase, parmi d'autres, a provoqué la procédure en diffamation examinée le 11 septembre par le tribunal de Dax.

A l'issue du jugement, l'avocat du surfeur, Me Bertrand Defos du Rau, s'est refusé à tout commentaire, indiquant vouloir attendre de connaître les motivations du tribunal. Il a toutefois indiqué que son client irait "a priori en appel".

De son côté, l'avocat de Sea Shepherd, Me Jean Tamalet, a salué auprès de l'AFP "une très bonne décision, sage et équilibrée qui correspond à l'application pure du droit et marque le fait que la justice semble soutenir les avis scientifiques plus que les avis polémiques".