Un enfant est mort de la dengue en Polynésie

Le moustique ''tigre'' vecteur de la dengue, du zika et du chikungunya
© CC0 Fotoshoptof / Pixabay | Le moustique ''tigre'' vecteur de la dengue, du zika et du chikungunya

Un enfant de 7 ans a succombé des suites de la dengue le 21 juillet en Polynésie. Le Bureau de veille sanitaire a annoncé aujourd'hui que parmi les 24 cas détectés dans la deuxieme quinzaine de juillet, un enfant était décédé à l'hôpital du Taaone. C'est le 1er cas mortel recensé cette année

LP - polynesie1ere.fr Publié le , mis à jour le

Le jeune garçon était en vacances à Moorea quand il a été touché par le virus. Il a été très vite transféré en état de choc au centre hospitalier du Taaone où il a succombé a la maladie. C'est le 1er décès dû a la dengue en Polynésie cette année.
. Le bulletin du Bureau de Surveillance et de Veille Sanitaire en Polynésie française a annoncé que 25 cas avaient été déclarés au cours de la deuxième quinzaine de juillet, à Bora Bora, Moorea, Raiatea, Rimatara et Tahiti. Parmi les 25 cas confirmés, dont le décès de cet enfant :
- 50 % étaient des enfants de moins de 15 ans
- 15 cas ont été sérotypés DENV-1
- 2 hospitalisations dont 1 enfant

Le Bureau de veille sanitaire renouvelle ses recommandations de lutte contre la dengue : l'élimination des gîtes larvaires en supprimant ou protégeant toute zone de stagnation d’eau douce une fois par semaine et l'utilisation de moyens de protection individuelle : répulsifs anti-moustiques, moustiquaires…

En Polynésie française, la dernière épidémie liée au sérotype 2 date de 1996, puis ce sérotype a ensuite circulé jusqu’en 2000. Une grande partie de la population n’est donc pas immunisée contre le virus. La réintroduction du virus au Fenua pourrait entraîner une épidémie. La Polynésie française est actuellement à risque particulier d'introduction de la dengue de type 2 du fait que ce virus circule dans plusieurs îles du Pacifique, dont la Nouvelle-Calédonie.

La Direction de la Santé invite les personnes à consulter rapidement un médecin en cas de fièvre supérieure à 38,5°C, d’apparition brutale et de douleurs musculaires et articulaires. La consultation permettra de confirmer le diagnostic et de déclencher l’ensemble des mesures de lutte contre les moustiques porteurs du virus sur le terrain.

Les explications de Marine Giard, épidémiologiste au Bureau de surveillance et de veille sanitaire de Polynésie

Un enfant décède de la dengue