Le patron d’Air Caraïbes suggère à Donald Trump de changer d’aéroport

Le patron d’Air Caraïbes suggère à Donald Trump de changer d’aéroport
© CARSTEN REHDER / DPA

Le président d'Air Caraïbes a adressé un courrier à Donald Trump pour lui demander de faire atterrir son Air Force One au Bourget lors de sa venue jeudi à Paris. Marc Rochet estime que l’atterrissage à Orly ne ferait qu’aggraver une situation déjà très tendue dans cet aéroport. 

Pierre Lacombe
Publié le , mis à jour le

L’atterrissage de Donald Trump jeudi à l’aéroport d’Orly inquiète le président des compagnies aériennes Air Caraïbes et French Blue. Marc Rochet s’est ainsi fendu d’un courrier adressé au président des Etats-Unis pour lui suggérer de choisir plutôt l’aéroport du Bourget pour sa visite en France à l’occasion des festivités du 14 juillet et la commémoration de l’entrée en guerre des Etats-Unis lors de la Première guerre mondiale.

Si le patron d’Air Caraïbes indique se réjouir de la visite officielle du chef d’Etat américain en France, il veut également l’alerter sur la situation particulièrement critique en cette période de l'année à Orly-Sud, d’où se font les départs vers les pays hors Union Européenne ainsi que vers les Outre-mer.

"Au nom de dizaines de milliers de voyageurs et travailleurs qui iront à Orly dans les prochains jours, je demande respectueusement à vos services de reconsidérer la décision de faire atterrir Air Force One à Orly", écrit Marc Rochet. Ajoutant, "Monsieur le président, je vous suggère une meilleure alternative : l'aéroport du Bourget. Non seulement cet aéroport n'est pas ouvert au public, et par conséquent à l'écart des gigantesques flux de passagers, mais il vous assurera également une meilleure sécurité dans un environnement plus simple à contrôler".

Du jamais vu ! 

Marc Rochet n'est pas le seul à s'inquiéter de l'engorgement des aéroports parisiens. Dans une interview au Parisien, le PDG de la compagnie Corsair, Pascal de Izaguirre dénonce "un bazar innommable. Du jamais vu ! Pourtant j'ai quelques années de vol. Cela fait vingt ans qu'on parle du problème des contrôles. Dans les périodes de pointe, il y a toujours eu des goulets d'étranglement, mais à ce point !", indique t-il.

Et le PDG de Corsair d'ajouter, "on a des retards énormes, parfois de trois heures ou plus. Cela désorganise l'exploitation, que ce soit pour les durées d'enregistrement, les embarquements, l'enchaînement des rotations. Des passagers ratent leur correspondance. On assiste même à des émeutes et il faut demander à la police d'intervenir pour calmer les gens."