Pas de sanction de l'IGPN pour le Réunionnais, porte-parole des policiers en colère

Entendu par l’IGPN, Guillaume porte-parole réunionnais des policiers en colère, a été soutenu par des centaines de manifestants
© LP | Guillaume, le porte-parole réunionnais des policiers en colère, avait été entendu par l'IGPN en novembre 2016.

Policier dans les Hauts-de-Seine, Guillaume Lebeau avait été entendu par l'IGPN en novembre 2016. Elle lui reprochait d'avoir manqué au devoir de réserve. Le Réunionnais, porte-parole des "Policiers en colère", n'a finalement pas été sanctionné.

La1ère.fr Publié le , mis à jour le

A 32 ans, Guillaume Lebeau avait pris la parole devant les caméras à visage découvert à plusieurs reprises, en novembre dernier. Ce Réunionnais de Saint-Benoît tenait à dénoncer les conditions de travail et raconter le mal être de sa profession, alors que des centaines de "Policiers en colère" descendaient dans les rues.

Pas de sanction

Mais en novembre 2016, après plusieurs manifestations de policiers, Guillaume est convoqué par l'IGPN et auditionné pendant près de six heures. L'Inspection Générale de la Police Nationale lui reproche de ne pas avoir respecté l'obligation d'obéissance et le droit de réserve. Dehors, des centaines de manifestants attendent devant les locaux de l'IGPN. Finalement, la décision est tombée la semaine dernière. Le policier réunionnais en poste dans les Hauts-de-Seine n'est pas sanctionné par la police des polices. Soulagé, il pourra continuer à exercer.


Le contexte

D'après les informations de La1ère, Guillaume a échappé aux sanctions en raison du contexte. "Les manquements constatés s’étant produits lors d’une période particulière et ne s’étant jamais renouvelés (…), je propose que ce dossier soit classé", écrit la contrôleuse générale dans le rapport que nous avons consulté.

"C'était nécessaire"

"On me reproche de m’être exprimé publiquement et d’avoir évoqué les problèmes auxquels nous sommes confrontés dans la police", avait déclaré Guillaume juste après son audition par l'IGPN en novembre dernier. "C’était nécessaire, il fallait que quelqu’un ose dénoncer ce que les autres collègues pensaientOn voulait nous coller une étiquette "Front national", ce n’était pas le cas, et il fallait que les gens sachent que nous étions des policiers et pas seulement des masques et des cagoules". (Regardez ici son interview après l'audition en novembre).


Une association

Suite à la convocation de Guillaume et les différentes manifestations, les policiers en colère ont créé l’association MPC (Mobilisation des Policiers en Colère) afin de dénoncer, dans la légalité, les conditions de travail des policiers.