Négociations stériles ou stratégie d’évitement pour ne pas payer la facture ? Telle est la question dans ce conflit. Le président du syndicat de transport urbain, Philippe Michel, explique qu’après 6 semaines de discussions, le conflit est dans l’impasse, avec pour conséquence l’occupation par une quarantaine de bus du parking de la Moselle à Nouméa.

Action en justice


Le GIE Karuïa exige le rachat de 93 licences, ces autorisations individuelles de transport public, pour un montant global d’1,9 milliard CFP. Les chauffeurs qui sont en fait des entrepreneurs individuels souhaitent sécuriser leur situation avant la signature du prochain contrat de transport urbain de Nouméa qui entrera en vigueur au 1er janvier 2019.  Pour Philippe Michel, le GIE Karuïa ne peut pas à la fois exiger cette indemnisation et en même temps exiger d’être reconduit comme prestataire en 2019, d’où sa décision d’en appeler maintenant à la justice.

« Le SMTU doit payer »


De son côté le GIE parle de manipulation, estimant que toutes les expertises juridiques arrivent à la même conclusion : le SMTU doit payer. Ce bras de fer aura-t-il des conséquences pour les usagers de Karuïa ? Pour l’instant, non. Le GIE s’envisage pas de grève dans l’immédiat, mais prévient qu’il pourrait si la situation ne trouvait pas d’issue rapidement, changer de méthode et notamment manifester dans la rue. Écoutez Joseph Saliga, le président du GIE Karuïa. 

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