Depuis bientôt 7 semaines, le gouvernement gère les affaires courantes. Une situation qui inquiète Philippe Germain, le président de l’exécutif affirme « que le fonctionnement des institutions sera prochainement affecté » Pire, il redoute que le projet de budget de la Nouvelle-Calédonie ne soit pas voté en temps et en heure sur le bureau du Congrès. Conséquence, il a pris les devants pour en informer les autres institutions. Du côté des communes, Eric Gay à la tête de l’association française des maires souhaite que la situation se débloque « Si le budget de la Nouvelle-Calédonie n’est pas voté dans les délais nécessaires, il est évident qu’il y aura un problème sur les financements des communes qui sont déjà aujourd’hui en grandes difficultés. Pour débuter les années budgétaires on a absolument besoin des financements de toutes les institutions que ce soit ailleurs ou en Nouvelle-Calédonie. »

« La Nouvelle-Calédonie ne va pas s’arrêter de vivre»


En 2015, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie expédiait également les affaires courantes, et ce pendant 3 mois. Un précédent que d’autres pays ont également connu. Côté finances, si le budget n’est pas voté, les ressources seront contingentées. « La Nouvelle-Calédonie ne va pas s’arrêter de vivre. Les institutions sont bien huilées. Il faut sortir de la Nouvelle-Calédonie et voir ce qui s’est passé en Belgique ou en Espagne là où des gouvernements n’ont pas pu fonctionner pendant 1 an et demi ou 9 mois… les Etats n’ont pas disparu donc le pays va continuer de tourner sauf que cela sera contingenté à droite ou à gauche » explique Robert Bertram, directeur de la revue juridique, économique et politique de Nouvelle-Calédonie.

Loin des problèmes de la Nouvelle-Calédonie, Philippe Germain qui expédie les affaires courantes se trouve actuellement à New-York pour le comité de décolonisation.