C’est une grande visite que subit le Twin Otter d’Air Loyauté. Une visite imposée par le constructeur toutes les 33 000 heures de vol. Des techniciens australiens sont à Nouméa pour effectuer cette visite, vérifier notamment qu’il n’y ait pas de corrosion ou de déformation de la cellule.
Deux techniciens australiens sont à Nouméa pour effectuer la visite du Twin Otter. Caroline Moureaux/NC1ère
C’est le volet technique de cette affaire. Mais il y a aussi le côté humain. Car Air Loyauté ne peut plus durant cette période effectuer les transports des défunts de Nouméa vers les îles. Les familles doivent se retourner pour le transport des corps vers la solution maritime. Le Betico transporte aussi des corps toute l’année. Écoutez Michel Malecot, le directeur d’Air Loyauté.

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Mais le cas d’Ouvéa pose problème car le Betico n’accoste que rarement. Du côté de la mairie, on évoque la colère et le désarroi des habitants de l’ile qui se trouvent dans l’impossibilité d’enterrer leurs morts sur leur terre.  Quant à la solution de conserver les corps à Nouméa dans l’attente de la reprise des vols d’Air Loyauté, elle s’avère également onéreuse puisque chaque jour à la morgue est facturé. Toutes les solutions vont être envisagées explique la mairie d’Ouvéa qui entend interpeller les politiques. « Ce n’est pas normal » martèle le secrétaire général de la commune. Ouvéa qui rapatrie en moyenne une dizaine de corps via Air Loyauté chaque année.

Transport de corps aux Iles Loyauté
Une quarantaine de corps sont transportés chaque année vers les Iles. Le transport est privé et s’opère soit par voie maritime (Betico) soit par voie aérienne (Air Loyauté). Pour un transport vers l’Ile des Pins, le coût est à la charge de la famille. En revanche pour les Iles Loyauté, il existe des conventions. La famille du défunt, la province des Iles et la mairie concernée (Maré, Lifou ou Ouvéa)  se partagent le coût du transport.