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Jugé pour tortures et tentative de meurtre, le chanteur guadeloupéen Young Chang MC agite les réseaux sociaux

Publié le , mis à jour le
Jugé aux Assises, le chanteur guadeloupéen de dancehall Young Chang MC agite aussi les réseaux sociaux
© DR | Jugé aux Assises, le chanteur guadeloupéen de dancehall Young Chang MC agite aussi les réseaux sociaux.
Laura Philippon

Depuis ce lundi, Young Chang MC est jugé devant les assises de Nancy. Son procès suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Incarcéré, le chanteur guadeloupéen de dancehall est notamment accusé de tentative d'extorsion avec actes de torture et de barbarie, et tentative de meurtre.

En prison depuis trois ans, Young Chang MC comparaît depuis lundi 24 octobre, devant la cour d’Assises de Nancy. Le chanteur guadeloupéen de dancehall est poursuivi pour tentative d'extorsion avec actes de torture et de barbarie, enlèvement, séquestration et tentative de meurtre. Deux autres Guadeloupéens, Jean-Marc Coudray, son ex-manager, et Meverick Montout, un complice, comparaissent également dans cette affaire sur fond de trafic de drogue.
 

"Je n'ai jamais eu l'intention de tuer"

Au premier jour de son procès, Young Chang MC, Yoni Sama de son vrai nom, a reconnu les faits tout en niant avoir voulu tuer. "Je n'ai jamais eu l'intention de tuer", a déclaré le chanteur vêtu d'un pull noir et coiffé de dread locks. La cour est également revenue sur le parcours de Young Chang MC, né à Paris, en 1988. Selon le quotidien l’Est Républicain, le chanteur a expliqué à la cour être "tombé dans la musique tout petit". Le Guadeloupéen s’est d’abord fait connaître dans le rap antillais avant de percer dans l’Hexagone. 
 

Déchainement de violence

Durant cette première journée, l’avocat de Young Chang MC, Maître Plouvier a évoqué "le passé violent de la Guadeloupe, l’esclavage et le "code noir" pour tenter de justifier les dérapages présents de son client", explique l'Est Républicain. 

 

En 2013, le chanteur et son manager ont proposé à une jeune femme de transporter quatre kilos de cannabis de Paris vers la Martinique. Arrêté à Fort-de-France, la "mule" est laissée libre mais traquée par ses commanditaires. Le chanteur antillais, son manager et le troisième complice séquestrent l'un de ses amis dans la banlieue de Nancy et le torture : lame chauffée à blanc, huile bouillante, viol avec objet. Cette victime devrait raconter son calvaire à la barre, ce mardi. Le verdict est attendu vendredi.


Réactions sur les réseaux sociaux

Au moment de l'arrestation du chanteur, des fans avaient appelé à sa libération sur Facebook. Depuis le début du procès, même agitation sur les réseaux sociaux. Des internautes soutiennent le chanteur antillais, notamment sur Tweeter avec l'apparition du hashtag "#FreeYoni". Mais il y a aussi de nombreuses réactions qui condamnent les faits qui lui sont reprochés.