Aujourd’hui chroniqueuse historique pour tv mag, quel rôle entendez-vous jouer pour la transmission ?

J’ai toujours œuvré pour une histoire accessible hors des cercles réservés aux universitaires. Je sais qu’il n’est pas facile aujourd’hui de captiver un auditoire autour de l’histoire, la concurrence est rude. Il faut donc se réinventer, mélanger anecdotes et sources fiables, témoignages et recherches érudites. C’est pour cette raison que j’ai accepté la proposition de TV MAG et d’Audrey Virassamy de fédérer autour du passé, du patrimoine, de raconter ma Guyane d’antan. J’alimente la rubrique "A Pou Nou Konnet" en alternance avec Eugène Epailly.

Ecrivaine et professeure d’histoire, pensez - vous continuer à utiliser la veine historique pour vos prochains romans ?

Pour la vie Bidim d’Ambrosia Nelson c’était mon credo, relater la vie de mon héroïne et en profiter pour la situer dans des espaces temporels précis, la Guyane des années Bumidom, la guerre d’Algérie, la France de De Gaulle. Pour le prochain, je pense (il est en écriture) que ce sera plus ancré dans l’actualité, j’ai envie d’écrire un roman coup-de-poing, loin, très loin de ce que j’ai écrit jusqu’alors. L’histoire, j’y reviendrais certainement, mais il me faut une bonne idée.

Quel retour avez-vous de vos élèves et du public en général sur ce que vous faites ?

Mes élèves sont fiers de leur professeure, certains ont déjà la fibre de l’écriture et me donnent leurs textes à lire, je prépare en quelque sorte la relève, toujours la transmission ! Je profite de mon statut d’écrivaine pour leur faire découvrir d’autres auteurs Guyanais dans le cadre d’un enseignement d’exploration (LCS) en seconde. Avec une collègue professeur de Lettres, nous avons mis en place pour cette année un module sur la littérature Guyanaise.
J’aimerai pouvoir dire un jour à propos du futur grand écrivain Guyanais, celui ou celle qui portera haut la littérature Guyanaise, que j’ai eu la primeur de son talent ! Que j’y suis modestement pour quelque chose ! Quant au public, il me soutient. Les lecteurs m’encouragent à avancer ! (Bidim a été un vrai succès de librairie !), je poursuis en toute humilité afin de continuer à leur offrir des histoires qui leur ressemblent.