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Hôpital de Cayenne : les grévistes estiment qu’un rapport de l’IGAS conforte leurs revendications

Publié le , mis à jour le
hopital de Cayenne
© Océlia Cartesse | Les salariés UTG devant l'hôpital de Cayenne le 26 mars dernier.
Guyane 1ère

Selon l’UTG Santé, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales datant de mars 2017 conforte leurs revendications. En grève depuis deux mois, les salariés sont soutenus par les élus guyanais qui se sont rendus sur le piquet de grève ce jeudi 18 mai.

En grève depuis plus de deux mois, les salariés de l’UTG Santé de l’hôpital de Cayenne sont soutenus par les élus de Guyane. Ce jeudi 18 mai, les élus sont une nouvelle fois montés au créneau pour soutenir l’action des grévistes. Cette fois, ils s’appuient sur un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales datant de mars 2017 pour dénoncer une situation jugée "catastrophique".
 

Le soutien des élus

Parlementaires, président de l’association des maires et élus de la Collectivité Territoriale avaient déjà tenté de faire de la médiation entre la direction du Centre Hospitalier Andrée Rosemon (CHAR), l’Agence Régionale de Santé (ARS) et les salariés. Ce jeudi 18 mai, ils se sont rendus sur le piquet de grève de l’UTG santé du CHAR pour une conférence de presse.

Que dit le rapport ?

"Nous avions l’impression qu’il y avait un certain de nombre de choses qui nous étaient cachées, explique le député Gabriel Serville. Nous avons fini par obtenir ce rapport de l’IGAS. Nous nous sommes rendus compte qu’il était très proche du contenu du cahier de revendications des grévistes".  Selon le député, ce rapport "va même plus loin car il évoque un certain nombre de thématiques telles que les finances, l’état de vétusté de l’hôpital, la gestion des ressources humaines, les effectifs". "Nous sommes dans une situation catastrophique", poursuit Gabriel Serville. (Regardez ci-dessous les réactions de Patricia Saïd, secrétaire générale adjointe de l’UTG Santé et de Gabriel Serville, député).

"Une honte"

"Quand on lit ce rapport de l’IGAS, on parle d’un mouroir et c’est vrai, estime David Riché, président de l’association des maires. Sur les 53 pages, on voit bien que rien ne va dans cet hôpital et c’est écrit noir sur blanc. Ce que j’ai lu est alarmant, c’est une honte, une honte pour la Guyane et pour la France".


Interpeller la ministre de la santé

De son côté, le sénateur Antoine Karam indique que les parlementaires vont entreprendre ensemble des démarches auprès de la nouvelle ministre de la santé, Agnès Buzyn. Dans un courrier, "nous interpellons le nouveau gouvernement et nous espérons que dans les 24h nous aurons des interlocuteurs, explique Antoine Karam. Il faut qu’une mission vienne, nous sommes mobilisés et déterminés aux côtés du syndicats et du personnel en grève".
 

"Les élus garants de la santé du peuple"

Une satisfaction pour les grévistes de l’UTG Santé. "Nous sommes conscients qu’avec des enjeux aussi importants que la problématique sanitaire, notre action ne peut pas se limiter qu’à une action syndicale, explique Patricia Saïd, secrétaire générale adjointe de l’UTG Santé. Après avoir élaboré notre plate-forme de revendications, nous avons jugé nécessaire de la porter à tous nos élus. Ils sont aussi garants de la santé du peuple".

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