Il était en fuite depuis le soir du meurtre de Grégory Hatil, abattu à Sevran, alors qu'il organisait un barbecue avec sa famille et ses proches. 
Un jeune homme de 25 ans a été mis en examen et écroué pour assassinat.

En fuite pendant 3 mois

Introuvable depuis le 10 juin, l'homme était activement recherché. Ce soir-là, un barbecue géant rassemblait plus de 250 membres de la communauté antillaise, dans un parc de Sevran. Grégory Hatil, 33 ans, avait rassemblé ses proches, pour célébrer la naissance de sa petite fille, quelques temps avant. Un moment de fête qui a tourné au drame. 
Vers 22h30, des coups de feu sont entendus au milieu de la foule. En arrivant sur place, les policiers découvrent le jeune homme, une balle "logée entre les deux yeux". A ses côtés, 4 douilles d'un calibre 7,65 mm. Grégory décédait une heure plus tard, à l'hôpital. 

Un homme rassembleur

Quelques jours après, la soeur du jeune homme lançait un appel à ceux qui avaient été témoins de la scène, pour que justice se fasse. Interrogée par Le Parisien, elle avait décrit son frère comme un homme sur lequel on pouvait compter, rassembleur, qui fédérait et qui aimait partager, d'où ce barbecue, ce jour-là. "C'est un homme bien qui est parti, une famille qui est déchirée, des enfants qui sont orphelins et une femme qui a perdu son compagnon" s'était-elle confiée, à l'époque. 
Le 16 juin dernier, une marche blanche avait rassemblé des centaines de personnes, venues rendre hommage à ce pilier de la communauté antillaise en région parisienne.
Sa compagne avait également exprimé son désarroi, et son chagrin de devoir élever leurs deux enfants, sans leur père. Elle était venue, en Guadeloupe, fin juin, pour enterrer son compagnon. 

Mis en examen pour assassinat

Vendredi 1er septembre, un peu moins de trois mois après ce terrible drame, un jeune homme de 25 ans a été mis en examen et écroué pour "assassinat" selon des sources proches de l'enquête. Il était déjà connu des services de police.
D'après les premiers éléments recueillis, une altercation aurait éclaté entre la victime et l'auteur des coups de feu, au sujet d'un "vol de collier".