Il n'y avait pas que Rihanna au Crop over, à la Barbade...
Au milieu de toutes les sonorités calypso et soca qui ont retenti durant plusieurs jours, dans les rues de Bridgetwon, la capitale, une musique bien de chez nous, a su se faire une place dans la parade. 
Le groupe à po, le Point d'interrogation était de la fête, lors du Grand Kadooment day qui annonce la fin des festivités dans l'île.

Le Crop over, rendez-vous des Guadeloupéens

Le Barbados Crop over festival est l'un des plus populaires de la Caraïbe. Tous les ans, les meilleurs groupes de l’île s’affrontent dans différents concours, pour célébrer la fin de la récolte de canne à sucre. Ce Carnaval attire, chaque année, de plus en plus de touristes du monde entier, qui défilent aux côtés des Barbadiens. 
Ce sont donc des milliers de carnavaliers qui prennent possession des rues.
Et depuis quelques années, les Guadeloupéens,les Martiniquais se pressent, pour prendre également part à cet événement culturel fort.
Pour cette édition, ils étaient plus de 300 à s'envoler vers l'île anglophone, pour vivre une expérience caribéenne authentique. 
Là bas, les groupes aux costumes colorés, parés de plumes, parfois près du corps, rivalisent d'imagination et de créativité, pour ravir les spectateurs et les jurés des différents concours. 
Comme chez nous, le Carnaval est une affaire sérieuse...

Facebook/Carnival crashers
Facebook/Visit Barbados

Le Point d'interrogation, l'originalité du Crop over 2017

Et depuis quelques années, des groupes guadeloupéens y participent aussi. En 2014 déjà, le groupe à po, Le Point d'interrogation était parti, à l'invitation du Comité carnavalesque de Barbade, pour prendre part à la fête.
Une expérience qui a été renouvelée, cette année, pour la seconde fois. Une expérience enrichissante, à tous les niveaux, pour Patrice Termosiris, président du mouvement culturel, qui y était, accompagné de 80 membres du groupe. "Nous sommes allés montrer ce que l'on sait faire en Guadeloupe. Représenter notre département et partager notre culture... Les gens étaient impressionnés, par les sons que nous produisions avec les tambours, notamment. Certains sont venus avec nous dès le départ et sont restés jusqu'à la fin de la parade. Ça leur a fait plaisir de voir autre chose". 

Le crop over, un exemple à suivre

Cet échange entre les deux îles, à la fois, ouverture sur la Caraïbe francophone, trop peu connue des anglo-saxons, d'une part et partage culurel d'autre part, est plébiscité par le président Termosiris.
Selon lui, les groupes guadeloupéens ont tout à gagner en répondant à ces invitations. "Les anglophones ne nous connaissent pas. Il faut donc continuer à y aller, car ils sont réellement intéressés par ce que nous proposons. Leur carnaval est beau, riche, coloré, autant que le nôtre, qui est peut-être un peu plus diversifié, sur le plan musical. Notre diversité doit être vendue à travers le monde, pour que les touristes viennent également chez nous, voir notre Carnaval" espère t-il désormais. 

Peut-être aurons prochainement un groupe barbadien défilant dans les rues pointoises ou à Basse-Terre...
Une chose est sûre, les Barbadiens ont apprécié le Carnaval de l'île voisine (400 petits kilomètres)...

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