Enquête sur des suspicions de fraudes électorales à la CCI de Guyane

CCIG
© CL | La chambre de Commerce et d'Industrie de la Guyane à Cayenne

Une enquête est ouverte sur des suspicions de fraudes lors des élections 2016 de la chambre de commerce et d'industrie de la Guyane. Neuf personnes ont été placées en garde vue mardi dernier pendant plusieurs heures.

La1ère.fr (avec AFP) Publié le

Neuf personnes ont été placées en garde vue mardi 4 juillet pendant plusieurs heures dans une affaire de suspicions de fraudes lors des élections 2016 de la chambre de commerce et d'industrie de la Guyane, a-t-on jeudi appris auprès du procureur de Cayenne.

Neuf personnes entendues

"Neuf personnes étaient entendues dans le cadre d'une enquête confiée à la police judiciaire le 25 octobre. Les infractions visées concernent des faux et usage de faux en écriture publique, atteinte au secret ou suppression d'une correspondance adressée à un tiers. L'enquête se poursuit", a indiqué à l'AFP le procureur de la République.

Selon le quotidien France-Guyane, un agent consulaire, le président de la commission des élections et plusieurs membres de la liste élue en 2016 figuraient parmi les personnes entendues par les enquêteurs.

Annulation de l'élection

Ces gardes à vue interviennent alors que la Cour administrative d'appel de Bordeaux a confirmé le 27 juin l'annulation par le tribunal administratif de Cayenne de l'élection des membres de la CCIG.

La Cour d'appel a considéré "que les opérations électorales ont été marquées par une fraude d'une ampleur telle qu'elle a été de nature à altérer la sincérité du scrutin dans son ensemble".

Richard Gabriel, 67 ans, avait été déclaré vainqueur de ces élections le 8 novembre 2016. Cet homme d'affaires était le président de la CCIG depuis mars 2015. Il avait été élu par les membres de la chambre suite à la démission de Jean-Paul Le Pelletier, président pendant 15 ans, condamné jusqu'en cassation dans une affaire de favoritisme dans des marchés publics impliquant notamment sa compagne. 

Gestion provisoire

Jeudi, une commission a été nommée par le préfet pour "gérer provisoirement la chambre" dans l'attente de l'organisation des prochaines élections prévues du 16 au 28 août 2017.