Emmanuel Macron : "Saint-Martin renaîtra" [SYNTHESE]

Le chef de l'Etat Emmanuel Macron à son arrivée en Guadeloupe, mardi 12 septembre.
© Christophe Ena / AFP | Le chef de l'Etat Emmanuel Macron à son arrivée en Guadeloupe, mardi 12 septembre.

Le chef de l’Etat est arrivé ce mardi dans les Antilles françaises. Quelques heures après son atterrissage en Guadeloupe, Emmanuel Macron a répondu aux critiques sur la gestion par les autorités de l'ouragan Irma qui a dévasté les îles de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin.

Cécile Baquey
Publié le , mis à jour le

L'avion du chef de l'État s'est posé à Pointe-à-Pitre à 05H45 locales (11H45 à Paris). Emmanuel Macron a d’abord assisté à un premier point de situation à l'aéroport avant de s'adresser à la presse. Regardez ci-dessous l'intégralité de sa conférence de presse :


Le président a d'abord annoncé qu'il allait prendre son temps et a indiqué qu'il dormirait dans les îles du nord. "Nous passerons la journée et la nuit à Saint-Martin et Saint-Barthélémy, a-t-il dit. Nous sommes ici pour exprimer toute la solidarité de la nation".

Une catastrophe sans précédent

"Ce qui s’est passé à Saint-Martin et Saint-Barthélémy c’est une catastrophe naturelle dont nous ne trouvons les précédents qu’en 1931. Face à cela le gouvernement a répondu dès que l’information a été donnée".

La colère des habitants

"Je sais très bien qu'il y a de la colère, mais je ne veux pas m'arrêter à la colère (...) Ce qui compte c'est de construire l'avenir", a déclaré le président. 

Le plus grand pont aérien 

"Ce que nous avons mis en place c’est l’un des plus grands ponts aériens depuis le Seconde guerre mondiale. Ce sont chaque jour plusieurs moyens conséquents comme de bateaux et des hélicopères qui font l’aller retour sans cesse". 


Le retour à la normale

Le président insiste sur "un retour à la vie normale". "Avec d’abord un retour à l’ordre public (...). Ce soir je serai en patrouille (à Saint-Martin NDLR) avec nos forces de l’ordre pour m’en assurer", a ajouté Emmanuel Macron.

Retour de l'eau

Le retour de l’eau devrai s’effectuer le 20 septembre "grâce à nos amis espagnols" qui fourniront les moyens techniques, a précisé le président. "Il y en aura moins, mais en quantité suffisante".

Opérations de déblaiement

Des travaux seront accélérés avec l’aide du SMA (le Service militaire adapté qui existe dans les DOM). "Nous travaillons pour le retour du téléphone et de l’électricité et cela s’accélerera dans les prochains jours", a insisté le président. 

La Santé et l'école

L’accent sera mis sur la santé et l’école. "Un dispensaire sera ajouté. La coordination pour le retour à la normale sera assurée sous la direction de la ministre". Dès le début de la semaine prochaine, des écoles seront ouvertes, a précisé le président, même pour quelques heures afin d’assurer un retour à la normale après les vacances de la Toussaint.

Les départs

Les forces de l’Etat, l’ensemble des services publics sont déployés pour organiser les départs. la compagnie Air France est mobilisée et un vol supplémentaire va être ajouté. "Pour les fonctionnaires, il est évident que leur place est dans l’île, car nous avons besoin d’eux pour que l’Etat fonctionne", a déclaré Emmanuel Macron. Un système de relève des professeurs sera mis en place depuis la Guadeloupe.

Délégué interministériel

Monsieur Gustin a été nommé délégué interministériel pour coordonner toutes les actions afin d’accélérer la reconstruction "dans les meilleurs délais" de Saint-martin et Saint-Barthélémy, a annoncé Emmanuel Macron. "Nous ferons vite, nous ferons bien et nous ferons mieux. Il faudra reconstruire de manière durable. Saint-Martin renaîtra", a conclu le président.

Bilan humain

"Le bilan humain est de onze victimes et plusieurs blessés et disparus (...) Il faut se méfier des rumeurs", a souligné le président de la République qui répondait à une question de la presse. 


La polémique

"Le temps n'est à aucune polémique, il est à l'action, à la mobilisation pour le retour à une vie normale, et à la reconstruction. Ensuite viendra le temps de l'évaluation, j'y suis tout à fait disposé.  Le gouvernement devra devant le Parlement répondre de ses actes, expliquer et nous pourrons améliorer les procédures, on peut toujours améliorer."

 

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