La fibromyalgie : « la maladie de la douleur » (Transversale Santé en vidéo)

Fibromyalgie

C’est une maladie méconnue et parfois sous-estimée par certains professionnels de santé. Pourtant, la fibromyalgie touche entre 2 et 3 % des Français. Elle provoque de très importantes douleurs dans tout le corps et sans raison apparente.

Imaginez des douleurs permanentes, diffuses, souvent très fortes, parfois violentes, dans tout le corps, qui conduisent donc à des troubles du sommeil et à l’épuisement. C’est ce que subissent, au quotidien, les 2 à 3 % de patients fibromyalgiques en France. Il s’agit en très grande majorité de femmes, entre 80 et 90 %.

Des causes floues

Les causes restent assez floues, la maladie apparait souvent après un choc, un accident, un accouchement… "On a mal partout, dès le réveil" confie Patricia Constantini, malade depuis 6 ans, déléguée à la Réunion de l’association Fibromyalgie France.  "Longtemps, cette maladie a été niée", explique le Docteur Raoul Relouzat, médecin de la douleur. "On la considérait comme psychosomatique, voire carrément touchant les hypocondriaques. Ce n’est que très récemment qu’on a mis en évidence qu’il s’agissait d’une maladie avec une anomalie biologique que l’on arrive désormais à cerner."
 

Pour en savoir plus, regardez en vidéo l’émission Transversale Santé 


 

« On ne change pas la douleur. Mais on arrive à mieux l’accepter »







Une maladie enfin reconnue

 Aujourd’hui, la fibromyalgie commence, peu à peu, à être reconnue. Elle l’a été par l’Organisation Mondiale de la Santé, en 1992. La France reconnaît depuis 2007 qu’il n’y a rien de psychique dans cette maladie, il y a même une journée mondiale de la fibromyalgie, le 12 mai. Les pouvoirs publics s’y intéressent également.

Aucun remède véritable

Pourtant, il n’y a aucun remède, seulement quelques méthodes pour moins souffrir, les médicaments bien sûr, les exercices physique, un changement de mode de vie, la relaxation ou encore l’hypnose : "C’est une maladie de l’adaptation, raconte Carole Robert, présidente de l’association Fibromyalgie France. On ne change pas la douleur. Mais on arrive à mieux l’accepter."