Manger "pays", le mythe de l'autosuffisance alimentaire [Transversale Conso en vidéo]

Champ d'ananas
© Réunion 1ère | Un champ d'ananas Victoria, comme celui-ci, a été pillé en une nuit le 17 septembre. 10 tonnes de fruit envolé soit un préjudice de plus de 10 000 Euros pour l'agriculteur.
Sébastien Letard

Manger local, c'est bon ! Bon pour l'économie, bon pour l'environnement et même, bon pour la santé en garantissant la traçabilité. Mais manger local Outre-mer, c'est compliqué. Ici l'agriculture recule, ailleurs des efforts sont faits, mais aucun territoire n'atteint l'autosuffisance alimentaire.

D’où vient notre repas ? En Outre-mer, 30 % des légumes consommés et plus de 70 % des viandes sont importés. Si les départements et les collectivités d'Outre-mer sont fiers de certaines productions emblématiques - la banane, la canne à sucre ou la vanille - les agriculteurs ultramarins sont loin de produire suffisamment pour alimenter la production locale.

La Réunion fait figure de bon élève, la production de légumes et de viande est en hausse. A l’inverse elle chute en Nouvelle-Calédonie et 1000 hectares de cultures sont abandonnés chaque année en Guadeloupe.

L’autosuffisance alimentaire est affichée comme ambition par de nombreux responsables politiques et économiques. Mais est-elle possible ? Est-il plus cher de manger local ?

Ecoutez ci-dessous Transversale Conso, une émission animée par Sebastien Letard avec la participation de Jacques Maillot :

Les invités :
► Danièle Le Normand, directrice générale adjointe du groupe Isautier et membre de l’association pour le développement industriel de la Réunion.
► Arnaud Martrenchar, chef du bureau des politiques agricoles à la direction générale des Outre-mer.

Réalisation : Pierre Martin
Responsable de la collection Transversales : Gladys Say