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Interviews taxi brooklyn
Linda Meddah

En exclusivité, découvrez les interviews de Chyler Leigh (Caitlyn Sullivan) et de Jacky Ido (Léo Romba) ! 

CHYLER LEIGH – CAITLYN SULLIVAN


Comment décririez-vous Caitlyn Sullivan ?
Cat s’est construite par rapport au regard de son père, grand flic new-yorkais tué dans l’exercice de ses fonctions. Ce dernier voulaitun fils et l’a donc élevée comme tel. Ceci explique son côté garçon manqué et sa conduite musclée ! Elle est très différente de Lexie : déterminée et fonceuse, elle est aussi plus sombre. Classée faute de preuves, l’enquête autour de la mort de son père est restée lettre morte et laisse à Cat un terrible sentiment d’injustice.
 
Comment rencontre-t-elle Leo ?
Tout commence par un échange de bons procédés : après une course-poursuite dans laquelle Leo est injustement impliqué, Cat le met en garde à vue. Lorsqu’elle se retrouve privée de voiture par son capitaine, Leo lui propose les services de son taxi en échange de sa libération. Touché par sa détermination, il lui propose de l’aider à retrouver l’assassin de son père.

 Comment expliquez-vous leur complicité ?
Grâce aux mésaventures vécues pendant sa jeunesse, Leo a appris à décoder très rapidement les profi ls psychologiques. Il parvient à lire en Cat comme dans un livre ouvert. Bien qu’elle se moque de lui, elle réalise qu’il dresse un portrait très fi dèle du visage qu’elle essaye de masquer. Leo devient naturellement son coéquipier et Cat fi nit par se sentir perdue dès qu’il s’éloigne un peu trop d’elle !
 
Qu’en est-il de la relation entre Cat et son collègue Eddie, joué par Jose Zuniga ?
Au début de la saison, Eddie et Cat sont coéquipiers… Mais leur duo ne va pas tenir très longtemps ! Les scénaristes ont fait le choix de nous cacher leurs antécédents pour que nous puissions recréer leur histoire passée, imaginer ce qui pouvait expliquer l’état de leur relation actuelle. Nous avons même envisagé une histoire amoureuse qui aurait tourné au fi asco. Eddie fait partie de ces personnes dont Cat se méfi e beaucoup : elle le soupçonne d’être impliqué dans la disparition de son père.
 
Qu’avez-vous pensé de votre partenaire, Jacky Ido ?
Jacky est l’une des personnes les plus adorables que j’ai rencontrées dans ma vie. Je ne peux imaginer cette expérience sans lui à mes côtés. Nous avons traversé ensemble des moments intenses et éprouvants. Peu importe la diffi culté, il gardait un optimisme et un sourire à toute épreuve. Au-delà de ses talents d’acteur, Jacky est vraiment un homme fabuleux.
 
Comment avez-vous vécu le tournage à New York ?
Alors que je n’avais jamais eu l’occasion de visiter cette ville, Taxi Brooklyn m’a offert la possibilité de la découvrir sous toutes ses coutures. New York est une ville magnifique, mais incontrôlable. La circulation, la population, la météo… Nous n’étions jamais au bout de nos surprises ! A la fi n du tournage, nous avons perdu 15° d’un jour sur l’autre et il s’est mis à neiger... Avec la buée que nous faisions en parlant, nous pouvions à peine voir nos visages ! Heureusement, Gary Scott Thompson a redoublé d’ingéniosité pour mener le projet à bien.
 
Comment votre collaboration s’est-elle passée ?
J’étais très nerveuse au début du tournage et Gary a su trouver les mots pour me rassurer et me donner confi ance. Il me soutenait, me stimulait, et me poussait au bout de mes limites. Je lui faisais une confi ance aveugle. Gary est un homme d’une intelligence fulgurante, capable de voir d’un seul coup d’oeil si la prise est bonne. Je lui suis très reconnaissante de m’avoir fait vivre cette aventure.
 
Qu’avez-vous ressenti à l’idée de tourner aux studios Silvercup ?
J’étais très honorée ! Tourner dans ces lieux mythiques dans lesquels ont été réalisés tant de grands fi lms et séries était pour moi un rêve. Lorsque je revois les grandes lettres rouges sur le toit des studios, j’ai un pincement au coeur en me remémorant tous les bons moments que nous y avons passés… J’ai eu l’impression de condenser plusieurs années de ma vie en quelques mois.
 
Gardez-vous un souvenir particulier de cette aventure ?
A la fin du tournage, nous avons fait une gigantesque bataille d’élastiques dans le studio. Tout le monde hurlait et se cachait sous les bureaux, comme si nous étions en maternelle. Jamais je n’aurais imaginé rire autant sur un plateau… Nous avons de quoi faire un bêtisier de plusieurs dizaines d’heures !


 

JACKY IDO – LEO ROMBA


Comment avez-vous réagi à la proposition de participer à la première série française entièrement tournée à New York ?
Comme disent les Américains, j’étais “flabbergasted”*! Lorsque Luc Besson m’a appelé pour me proposer le rôle principal de Taxi Brooklyn, j’ai dû me pincer plusieurs fois pour y croire. Je mesouviens d’un de ses coups de fil me disant : “Amuse-toi, propose, lâche-toi, et s’il faut réajuster, nous réajusterons”. Etre au coeur de cette aventure m’a donné des ailes !
 
Qu’avez-vous pensé de votre personnage, Leo Romba ?
Lorsque j’ai découvert le script, j’ai eu l’impression de le connaître par coeur. Interpréter Leo était devenu un devoir. Il était tellement attachant à mes yeux que j’avais envie de le montrer au monde entier… Il me ressemble à bien des égards, mais contrairement à lui, je suis un vrai grand-père au volant !

Etiez-vous impatient de découvrir votre partenaire ?
Le scénario m’a tout de suite fait penser à Clair de lune, l’une de mes séries cultes quand j’étais enfant, dans laquelle Cybill Shepherd et Bruce Willis formaient un duo de choc. J’avais donc hâte de découvrir ma coéquipière ! Si l’alchimie ne se crée pas d’elle-même, elle est impossible à fabriquer. Dès les premières secondes de notre rencontre, quelque chose de magique s’est produit avec Chyler.
 
Comment avez-vous appréhendé le tournage à New York ?
C’est une ville que je connais bien pour y avoir tourné à plusieurs reprises. J’avais déjà senti l’énergie fantastique qui s’en dégage. En arrivant sur le plateau, je me suis tout de suite focalisé sur mon personnage. Avec les démons qui hantent son passé, Leo veut étreindre à bras-le-corps la nouvelle chance qui s’offre à lui. J’étais comme Leo, curieux de tout, avec l’envie d’embrasser cette expérience et de profiter de chaque instant.
 
Vous partagez la même nationalité que les réalisateurs…
Tout l’intérêt d’avoir des Français derrière la caméra est de retranscrire le regard émerveillé de Leo. Habituellement, dans les séries américaines situées à New York - souvent tournées au Canada - les caméras sont braquées sur les acteurs, et la ville est reléguée au second plan. Pour Taxi Brooklyn, nos réalisateurs ont filmé la ville avec leurs yeux de cinéphiles ébahis. New York a tellement de facettes différentes… De Chinatown à Little Italy, nous avions l’impression de changer de pays !
 
Comment s’est passée votre collaboration avec le showrunner, Gary Scott Thompson ?
Gary est incroyable de ressources. Après le claquage de Chyler, il m’a lancé : “Ton personnage va lui rouler sur le pied et nous allons jouer autour de cette blessure jusqu’à ce que Chyler se remette”. Nous nous sommes regardés en nous disant : “Il est fou !” Finalement, en regardant le résultat, nous étions bluffés ! Grâce à l’abnégation extraordinaire de Chyler, ce coup du sort est devenu bénéfi que à la série : il ouvre une brèche dans laquelle Leo peut s’introduire pour faire évoluer leur complicité.
 
Quelles étaient vos relations avec vos autres partenaires ?
Nous avions une liberté totale pour enrichir nos personnages. Je me souviens de ma première rencontre avec Ally Walker, qui joue Frankie, la mère de Cat. Elle m’a tout de suite adressé quelques mots en français et m’a confi é son amour pour les films de la Nouvelle Vague. Je me suis dit qu’il fallait absolument insérer cet élément à la série ! Pour rendre Cat jalouse, nous avons étoffé cette complicité entre Frankie et Leo. Les acteurs américains sont des formidables partenaires de jeu lorsqu’il s’agit d’improviser.
 
Quelle place donnez-vous à l’improvisation ?
En tant qu’acteur, l’improvisation me tient particulièrement à coeur. Juste avant le tournage, je terminais mon deuxième film avec Claude Lelouch, connu pour lui accorder une importance capitale. Par mes expériences passées - notamment avec le collectif “La Famille” (regroupant des réalisateurs, humoristes, slameurs…) - je l’ai toujours associée à la recherche de la vérité de l’instant. L’atout majeur de Taxi Brooklyn est de réunir cette spontanéité artistique typiquement française avec la rigueur et le professionnalisme propres aux Américains.
 
Avez-vous aimé collaborer avec une équipe de cascadeurs ?
Alors que je n’avais pas tourné dans beaucoup de fi lms d’action jusque-là, je suis désormais prêt à en faire davantage, uniquement pour travailler à nouveau avec Michel Julienne et Pascal Lavanchy ! Avant de les rencontrer, je les soupçonnais d’être des “têtes brûlées”. Cette collaboration m’a fait comprendre que ces as du volant sont des hommes d’une prudence exemplaire. J’ai beaucoup appris à leurs côtés, ainsi qu’avec mon doubleur Jalil Lynch, aussi habile au volant que Michael Jordan sur un terrain de basket !