Louise Adelson et Thierry Beauchamp, trauma chromatique (VIDEO)

Black No More
© Wombat

Toutes les couleurs du racisme... subi dans une cour d'école du sud-ouest ou contré façon humour juif avec des blagues que se racontaient les esclaves afro-américains. Deux auteurs invités, et un troisième traduit, auteur d'un livre culte des années 30.

Jean-Marie Chazeau
Publié le , mis à jour le


Née d'une mère vendéenne et d'un père martiniquais, venu de Guyane, Louise Adelson a grandi dans le Sud-Ouest et à La Rochelle après-guerre, dans une France gangrenée par les préjugés racistes, qui se manifestaient jusque dans sa famille maternelle. Son père et elle étaient toujours renvoyés à leur couleur de peau.
Dans "Black no more" écrit en 1930,  le romancier africain-américain George S Schuyler s'attaque au racisme de son pays par la satire, grâce à un procédé qui permet de transformer les noirs en blancs. Son traducteur Thierry Beauchamp a aussi collecté dans "Rire enchaîné" une anthologie de blagues qui circulaient sur les maîtres et sur leur propre sort, entre esclaves américains à la manière de l'humour juif.

Emission présentée par Dominique Roederer

- "La mal-blanchie" de Louise Adelson (L'Harmattan), 254 pages, 23 €

- "Rire enchaîné" (Anacharsis), 112 pages, 14 € et "Black no more" (Wombat), 256 pages, 20 €,  traduits par Thierry Beauchamp

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