Nelson-Rafaell Madel, lauréat du Prix du jeune metteur en scène du Théâtre 13

Nelson-Rafaell Madel, lauréat du Prix du jeune metteur en scène du Théâtre 13
Julie Straboni

En juin, Nelson-Rafaell Madel gagnait le Prix du Théâtre 13 du jeune metteur en scène pour son travail sur « Erzuli Dahomey, déesse de l’amour », un texte du dramaturge haïtien Jean-René Lemoine.

180 prétendants, 6 finalistes, et c’est Nelson-Rafaell Madel et sa version d’« Erzuli Dahomey, déesse de l’Amour » qui ont été encensés. A 28 ans, le Martiniquais remporte donc le prix du Théâtre 13 du jeune metteur en scène, un sésame qui lui a permis de présenter son adaptation au grand public lors de dix représentations, ce mois d’octobre à Paris.
L'occasion de rencontrer les professionnels du théâtre : une visibilité qui demeure exceptionnelle pour les jeunes metteurs en scène. Nelson-Rafael Madel le sait bien, lui qui n'en est pas à son coup d'essai. Car les pièces qu'il a travaillé, comme P'tite souillure de Koffi Kwahulé (2013) et Nous étions assis sur le rivage du Monde de José Pliya (2014), n'ont jamais été programmées à Paris, mais en Martinique et en Guadeloupe. Là des contacts ont été pris.

Entre rire et stupéfaction

Oscillant entre Vaudeville et mélodrame, cette vision dépoussiérée emmène le spectateur dans une large palette d’émotions. Les interludes dansés disent ce que les bouches n’expriment pas. Et la truculence du créole haïtien attire l’attention sur la performance de la Guadeloupéenne Karine Pédurand, formidable dans le rôle de Fanta, puis dans celui de la déesse.
Nelson-Rafaell Madel est également comédien : on le verra en novembre à Paris dans « Seul au Monde » au Théâtre de Belleville (Compagnie Théâtre des deux saisons). En février il sera à Fort-de-France pour présenter « Erzuli Dahomey » au Théâtre Aimé Césaire.