"L'Odyssée" : le retour du bonnet rouge

L'Odyssée
Jean-Marie Chazeau

La véritable histoire, ou presque, du Commandant Cousteau, qui a sillonné les océans et les rivages des outre-mer… 

Cousteau au cinéma, c'était Le Monde du silence (1956), avec Louis Malle, son premier film... palmé à Cannes, comme il se doit, qui emmenait les spectateurs sous la surface de l’océan indien. En 2004, sept ans après la mort du commandant, son buste en bronze de 80 kilos a été immergé au large de la Guadeloupe . Et voilà que le Commandant Cousteau revient sur grand écran, incarné par Lambert Wilson, impressionnant de ressemblance… Du moins pour ceux qui ont toujours en tête l’image du plus célèbre des Français dans le monde, avec son bonnet rouge et son bateau,  la Calypso, c'est-à-dire pour les générations du siècle dernier. Ce biopic est donc autant une découverte qu’une redécouverte de ce personnage qu’on finissait par oublier…

le fils préféré

Signé Jérôme Salle, le réalisateur de Largo Winch mais aussi de Zulu tourné en Afrique du sud, « l’Odyssée » nous raconte l’épopée de la Calypso et de son équipage, ses tournages sous les mers du monde, et se focalise aussi sur la relation entre Jacques-Yves le père, et ses deux fils, Jean-Michel et surtout  Philippe, le préféré,  interprété par  Pierre Niney, qui fera prendre au commandant sur le tard un virage écolo… Le film ne cherche d’ailleurs pas à enjoliver le personnage et ses méthodes parfois douteuses.

Si la relation filiale est bien décrite, de même que la relation avec son épouse, jouée avec une belle force de caractère par Audrey Tautou, on ne comprend que par allusion la double vie du commandant Cousteau : un autre foyer, une autre femme, d’autres enfants… Ce n’était pourtant pas la partie la moins fascinante d’une biographie hors norme.