Transparence et investissements

général Soubelet
© Polynésie 1ère | Le général Soubelet, ex commandant de la gendarmerie de l'Outre-mer
Jean-Marie Chazeau

François Fillon absent du salon de l'agriculture ce matin, un déontologue réunionnais épinglé, Lutte ouvrière et la transparence des parlementaires, l’ex patron de la gendarmerie outre-mer chez Emmanuel Macron, et un Guadeloupéen de Guyane dans la peau d’un Président.

Visiter... ou pas le salon
François Fillon a renoncé à visiter le salon de l’agriculture ce matin. Il tiendra une conférence de presse à midi (heure de Paris) depuis son quartier général de campagne.
Hier Marine Le Pen est restée 10 heures porte de Versailles, dont près d’1 heure et demi, au milieu des stands des outre-mer.
35% des agriculteurs sont désormais prêts à voter FN à la Présidentielle, presque deux fois plus qu’il y a cinq ans, selon un sondage Cevipof pour Le Monde.

Emmanuel Macron est attendu à son tour au salon de l'agriculture aujourd'hui. Il a reçu le soutien du général quatre étoiles Bertrand Soubelet, ancien numéro 1 de la gendarmerie nationale, avant d’être rétrogradé à l’outre-mer, puis mis à la retraite par le gouvernement Valls, pour avoir critiqué l’absence de moyens et les réformes pénales à répétition.

Déontologue épinglé
C’est mercredi, jour du Canard enchaîné : avec une pique au déontologue de l’assemblée nationale, le Réunionnais Ferdinand Mélin-Soucramanien. Saisi sur les activités de Conseil du député François Fillon, il l’avait dédouanné de tout conflit d’intérêt.
Mais depuis sa nomination au palais Bourbon, Ferdinand Mélin-Soucramanien n’assure plus que la moitié de ses heures de cours à l’Université de Bordeaux, pour le même salaire, tout en étant payé 42 000 euros par an à l’assemblée.
Rien d’illégal, mais pas très déontologique juge le Canard, car il n’aurait pas demandé à l’Université l’autorisation de cumuler deux rémunérations.

Lutte Ouvrière et la transparence
Parmi les candidats à la présidentielle qui justement réclament plus de transparence sur les revenus tirés de la vie parlementaire, une candidate qu’on entend peu, celle de Lutte ouvrière, Nathalie Artaud, interrogée par TMC, qui estime que les élus au parlement devraient être payés au même niveau que le salaire moyen des Français, 1 800 euros net.

Moi, président : investir pour mettre à niveau outre-mer
Notre séquence Moi, président : aujourd’hui, un Guadeloupéen Moïse Manoël, qui vit à Cayenne. C’est le secrétaire régional de l’association de défense des homosexuel(le)s en Guyane « Total respect ». S’il était président… il aurait des choix très affirmés en matière d’investissements.

Moïse Manoel

Moïse Manoël  au micro de Marie-Carline Chardonnet