Rassemblement et discrimination

Rama Yade
Edwige Saint-Thomas

François Fillon tente de rassembler son camp, alors que certains candidats essaient de rassembler les 500 parrainages. Emmanuel Macron lui reçoit un nouveau soutien de poids.

Fillon repart une nouvelle fois en campagne

François Fillon était en meeting hier à Orléans. Il a appelé au rassemblement de la droite et du centre. Un message reçu semble-t-il par l’UDI. Après avoir retiré son soutien à l’ancien Premier ministre, le parti centriste envisage de discuter à nouveau pour aboutir à un accord.
Les affaires qui concernent François Fillon n’ont pourtant pas disparu. Le Canard enchainé en dévoile une nouvelle aujourd’hui. Selon l’hebdomadaire satirique, il aurait omis de faire apparaitre un prêt de 50 000 euros sur sa déclaration de patrimoine adressée à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Un prêt aujourd’hui remboursé, accordé par l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière, propriétaire de la Revue des Mondes, organe de presse pour lequel Pénélope Fillon a travaillé.

Macron pour la discrimination positive 

Emmanuel Macron lui poursuit sa campagne. Il était aux Mureaux dans les Yvelines hier, pour défendre son projet pour les banlieues. Il propose notamment de verser une prime aux entreprises qui embauchent des habitants issus des quartiers difficiles. Une forme de discrimination positive : "J’assume de diviser par deux le nombre d’élèves par classe en CP et CE1, c’est un terrain de reconquête absolue" a-t-il déclaré au micro de France Info. Emmanuel Macron le candidat du Mouvement en Marche qui vient de recevoir un nouveau soutien de poids, celui de Bertrand Delanoë, l’ancien maire socialiste de Paris.

La course aux parrainages

Le Conseil constitutionnel a actualisé hier la liste des parrainages reçus par chaque candidat à la présidentielle. Ça passe pour François Fillon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Nicolas Dupond-Aignan et Nathalie Arthaud. Marine Le Pen, malgré les 7 parrainages d’élus polynésiens proches de Gaston Flosse l’ancien président de la Polynésie, n’a toujours pas atteint le quota. Elle compte 483 signatures. Parmi les candidats à la peine figure Rama Yade l'ancienne secrétaire d'Etat sous la présidence Sarkozy. Elle est encore loin du compte avec 113 parrainages, mais elle y croit :  "Pendant plusieurs mois j’ai plutôt été dans un travail technique de recherche de parrainages sur le terrain avant de présenter mon projet présidentiel aux Français (…). Il fallait d’abord assurer ce qui permet la qualification pour la ligne de départ". Rama Yade, interrogé par BFMTV, a jusqu’au 17 mars, comme l’ensemble des candidats, pour récolter les 500 signatures.