Accords et réflexions

Jean-Luc Mélenchon
Edwige Saint-Thomas

A quelques jours de la date d’ouverture du dépôt des parrainages, les grandes manœuvres de rapprochement s’accélèrent pour les "grands candidats". Les "petits" eux tentent d’atteindre le quota…

Echange tendu entre Mélenchon et un policier guadeloupéen

Jean-Luc Mélenchon a débattu hier avec un policier de la brigade anti-criminalité de la Guadeloupe dans l’émission politique sur France 2. Au centre de cet échange : l’affaire Théo. Ce jeune homme interpellé violemment en région parisienne. Le policier guadeloupéen a invité le leader de la « France Insoumise » à respecter la présomption d’innocence dans cette affaire. Un fait divers préalablement qualifié d’inacceptable par Jean-Luc Mélenchon : "Je suis fatigué de la police shérif (…). Je suis pour les gardiens de la paix, pas pour les cowboys (…). Je suppose qu’en Guadeloupe le délit de faciès n’existe pas, mais je suis désolé de devoir vous dire qu’en Métropole, il existe" a-t-il répondu.

Au cours de cette émission le candidat de « La France insoumise » a également indiqué ne fermer "aucune porte" à une possible candidature commune avec Benoit Hamon.
 
L’écologiste Yannick Jadot à lui franchit le pas. Il a annoncé hier, dans le JT de France 2, qu'il se rangeait derrière le candidat socialiste. Tout comme Jean-Vincent Placé, secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat.
 
François Bayrou et Emmanuel Macron ont, quant à eux, officialisé leur alliance hier. Le leader du mouvement «En marche !» a promis que le « MoDem» aurait "sa place pleine et entière" dans son dispositif.
 

Les petits candidats en quête de signatures

Les grandes manœuvres s’accélèrent alors que la date d’ouverture des dépôts des 500 signatures avance. Les candidats à l’élection présidentielle pourront, à compter à partir de lundi et jusqu’au 17 mars prochain, déposer leurs parrainages pour pouvoir participer à l’élection présidentielle.

Hier matin, six « petits » candidats ont tenu une conférence de presse commune, pour faire part de leurs difficultés à recueillir ces précieux sésames. Parmi eux, Christian Troadec, candidat régionaliste breton. Il veut croire à un "sursaut démocratique de la part des maires qui ont la capacité de signer". Parmi ces candidats en quête de signatures, on retrouve notamment Philippe Poutou, représentant du « Nouveau Parti anticapitaliste », et Oscar Temaru candidat pour l’indépendance de la Polynésie.
 

Fillon et son possible « ministre des Outre-mers »

Philippe Folliot pourrait bien être candidat au poste de ministre en charge des Outre-mer si François Fillon était élu à l’Elysée. Le député du Tarn et spécialiste des questions maritimes publie un plaidoyer pour « L’Archipel France ». Il propose de mieux gérer et exploiter les ressources marines. Il a exposé ses idées à François Fillon mardi. "Le candidat de la droite a eu une oreille très attentive à mes propositions, parce que c’est en cohérence avec son objectif de réforme de notre pays" a-t-il affirmé.