Deux romans océaniens entre Polynésie et Papouasie

Tetaua Peu
© DR | L'écrivaine polynésienne Tetaua Peu, auteur du roman "Pina".

Deux romans océaniens, tous deux édités par Au Vent des îles à Papeete, nous offrent deux beaux portraits de jeunes femmes, deux entrées dans des mondes que seule la littérature semble pouvoir atteindre. 

Par Christian Tortel Publié le , mis à jour le

"Pina", de Tetaua Peu, porte le nom de sa jeune héroïne, cadette de neuf enfants, dont la famille vit dans un quartier défavorisé de la capitale tahitienne. La violence familiale est au cœur de ce roman qui est le deuxième de l’auteur, écrit treize ans après le premier.

>>> REPORTAGE au Festival Rochefort-Pacifique : « Pina », roman polynésien beau et violent à la fois

Tetaua Peu

"Maiba", de l’écrivain papou Russell Soaba, porte aussi le nom de son héroïne, enfant unique du dernier chef du village Makawana. Elle lutte pour rassembler son peuple face aux forces antagonistes, entre tradition et modernisation. À la fois protectrice et consciente des faiblesses de sa propre communauté, Maiba acquiert la sagesse dont elle a besoin pour affronter l'avenir. Russell Soaba a écrit un roman d’initiation où l’héroïne révèle une communauté en voie de transformation.

>>> REPORTAGE au Festival Rochefort-Pacifique : « Maiba », roman papou

Russell Soaba

Le Festival Rochefort-Pacifique en bref
Le Festival Rochefort-Pacifique réunit une fois l’an des documentaires et des livres réalisés ou écrits en Océanie. Cet engouement est lié à son histoire. C'est une « ville nouvelle » du XVIIe siècle dont l’arsenal maritime et militaire avait pour ambition d’être le plus grand et le plus beau du royaume. Les expéditions d’alors ont rapporté des objets océaniens que l’on peut voir au musée Hèbre de Saint-Clément et son patrimoine témoigne de cette gloire passée avec la Corderie royale ou la maison Pierre Loti, en cours de restauration.