Baisse des emplois aidés : une méthode ni "tenable" ni "acceptable" estime François Baroin

François Baroin, président de l'Association des maires de France (AMF).
© Patrick KOVARIK / AFP | François Baroin, président de l'Association des maires de France (AMF).

Après une rencontre avec les ministres concernés, François Baroin, le président de l'Association des maires de France, estime que la baisse des emplois aidés annoncée par le gouvernement n'est ni "tenable" ni "acceptable".

La1ère.fr (avec AFP) Publié le

François Baroin, président de l'Association des maires de France, a estimé que la baisse des emplois aidés annoncée par le gouvernement n'est ni "tenable" ni "acceptable", à l'issue d'une rencontre, vendredi 1er septembre, avec les ministres concernés.
 
Les responsables de plusieurs associations d'élus locaux (AMF, ADF départements, et Villes de France) se sont entretenus pendant près de deux heures avec les ministres de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard.
 

Inquiétude des élus

Le gouvernement a introduit, selon François Baroin (LR), des "éléments de souplesse" qui devraient permettre de faire baisser les tensions à la veille de la rentrée scolaire. "Nous n'avons pas de chiffre, nous avons juste des engagements, c'est de la technique budgétaire, mais ça devrait permettre de régler les tensions qui existent et qui sont nombreuses depuis huit jours", a-t-il fait valoir.
 
De nombreux élus se sont inquiétés de la baisse annoncée tardivement du nombre de contrats aidés, particulièrement utilisés par les municipalités pour préparer la rentrée scolaire. "C'est une méthode qui n'est pas tenable et qui n'est pas acceptable", a affirmé François Baroin.
 

Rentrée reportée Outre-mer

Confrontées à des difficultés d'organisation, plusieurs municipalités, en métropole et outremer, ont décidé ou menacé de reporter momentanément la rentrée scolaire. "L'État va regarder au cas par cas, les préfets auront l'obligation d'être à l'écoute des maires pour régler les situations particulières. Mais c'est un pis-aller, ça va certainement sauver la rentrée scolaire qui se prépare plutôt dans de bonnes conditions, mais ça ne règlera pas tout", a fait valoir le président de l'AMF.