14-10-17 Après le cyclone Maria, les producteurs de bananes attendent les arrêtés de calamité agricole

Julie Straboni Publié le , mis à jour le

Une réunion s’est tenue cette semaine à Matignon avec les représentants des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique, pour discuter des modalités du retour en production après le passage de l'ouragan Maria. Ils sont venus faire un état des lieux et discuter du dispositif d’accompagnement avec les conseillers des ministères des Outre-mer, de l’Agriculture et du Premier ministre, en attendant les arrêtés de calamité agricole. 

Des commissions d’experts doivent rendre leurs conclusions aux préfets de Guadeloupe et de Martinique qui signeront ces fameux arrêtés, dont dépend la mise en place de plusieurs dispositifs :
- L’aménagement des seuils de production d’abord, qui permettra aux planteurs de toucher l’aide européenne sans avoir à produire les mêmes quantités de bananes.
- La mise en place d’activité partielle ensuite, qui permettra de ne garder que la main d’œuvre nécessaire dans les mois à venir : à 70% pour la Guadeloupe et 50-60% pour la Martinique. En déplafonnant le maximum de 1 000 heures déjà entamé après l’ouragan Matthew.
- L’Encouragement à la formation : 500 000 heures doivent être dispensées entre 2017 et 2018 pour la mise à niveau des salariés.
- Enfin l’éventuelle mobilisation du Fond de secours géré par le ministère des Outremers… qui reste en suspens car il n’est pas réservé à l’agriculture et risque d’être hyper sollicité.

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